Livres

Etonnants Voyageurs 2011

 

Les férus de littérature étaient bien sûr au courant : le festival Etonnants Voyageurs de Saint Malo a eu lieu ce week-end, du 11 au 13 juin pour être précis. Habitant non loin de la ville fortifiée, je m’y suis rendu, ne pouvant manquer ce festival au vu des auteurs invités. La pluie était malheureusement au rendez-vous, ne facilitant pas les allées et venues entre les différents lieux du festival. Mais les agriculteurs eux étaient heureux, pensons aussi à eux !

J’ai donc passé ma matinée à la Maison de l’Imaginaire, nouveau lieu inauguré cette année et dédié à… l’imaginaire ! C’est en effet ici qu’avaient lieu les différentes conférences du genre. La première fut une petite mise en bouche sur les dragons, avec une histoire racontée par Pierre Dubois, excellent conteur au demeurant. Mais la plupart des personnes y assistant étaient surtout là pour la conférence suivante : « Que serait le monde sans dragons ? » avec Erik Wietzel, le régional de l’étape, Mathieu Gaborit, Pierre Dubois et la très attendue Robin Hobb. Une heure de conférence qui passa très vite, notamment car quatre intervenants (plus la traduction pour Robin Hobb) ne laissent pas vraiment le temps de s’étendre sur le sujet.

J’ai enchaîné avec « Du bon usage de la magie » avec Jasper Fforde, Jonathan Stroud et Brandon Sanderson. Toujours intéressant de voir ce qui a poussé les auteurs a développé des systèmes de magie radicalement différents…

Après ces conférences, place aux dédicaces ! Dans le désordre : Robin Hobb (La Citadelle des Ombres, tome 2), Thomas Geha (Le Sabre de Sang, tome 2), toujours aussi sympathique et accessible, Ian McDonald (Le Fleuve des Dieux), Brandon Sanderson (Elantris) et Fabrice Colin (Veangeance). Bon, pour les auteurs étrangers, la discussion fut plus que limitée, timidité et maîtrise de la langue de Shakespeare pour le moins bancale oblige… En revanche, pas moyen de trouver la trace de Mathieu Gaborit qui devait pourtant se trouver quelque part…

Entre toutes ces dédicaces, j’ai même trouvé le temps de revenir à la Maison de l’Imaginaire pour de nouvelles conférences, plutôt tournées vers la SF cette fois. Une rencontre avec Ian McDonald, et la conférence « Retour vers le futur » avec Jeanne A Débats, Mathieu Gaborit, Ian McDonald, Serge Lehman, Oisin McGann et animée par Jean-Claude Dunyach (que du beau monde !), peut être la conférence la plus intéressante de la journée. En revanche, le public était bien plus clairsemé qu’en matinée (et plus âgé aussi), nouvelle démonstration de la popularité de la fantasy auprès des plus jeunes…

Rajoutons à cela une jolie exposition de quelques unes des superbes oeuvres d’Aleksi Briclot, une mini expo sur la Brigade Chimérique, et vous obtenez un festival littéraire généraliste tout à fait à même de satisfaire un amateur d’imaginaire ! En définitive, ce fut une journée bien remplie, et je suis encore une fois revenu les bras chargés et le porte monnaie vidé, mais heureux !

PS : veuillez excuser la piètre qualité de mes photos, je n’avais que mon téléphone portable sous la main… Et pour ceux qui en veulent toujours plus, la totalité de mes photos est disponible sur l’article d’Elbakin consacré à ce festival.

Lorhkan

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Le guide de l’Adoption

Je viens d’acheter ce guide complet qui propose d’accompagner concrètement les adoptants, de la naissance du désir d’adoption à l’arrivée de l’enfant dans la famille, dans leur parcours affectif aussi bien que dans leurs démarches administratives.

Présentation de l’éditeur

Avec ses hauts et ses bas, ses angoisses, ses doutes, mais aussi ses espoirs et ses élans, l’adoption est une histoire d’amour. C’est le message que délivre ce guide, qui propose un accompagnement de l’adoption, de sa réflexion en amont à l’arrivée de l’enfant dans une famille, en passant par la constitution du dossier et la recherche des origines.

Biographie de l’auteur

Janice Peyré est mère adoptive. Elle est présidente de Enfance et Familles d’Adoption. Enfance et Familles d’Adoption est une fédération nationale reconnue d’utilité publique. Elle regroupe plus de 10 000 familles adoptives.

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Dites-moi que je rêve !

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« Ce livre n’est pas un ouvrage comme les autres. C’est un cri, exprimé dans un souffle. C’est une interrogation anxieuse, mais qui demeure patiente et sereine. C’est la révolte douloureuse et contenue d’une âme sensible et éprouvée face au silence et à l’impuissance. Mais c’est surtout un immense message d’amour à la Vie que nous livre ici l’écrivain(e) et poète Liza LO BARTOLO BARDIN.

J’ai connu Liza par ce hasard qui fait si bien les choses, ce hasard auquel je ne crois décidément pas. J’ai découvert une femme extrêmement sensible, un talent littéraire incontestable. Mais derrière cette personnalité attachante et douce, j’ai rencontré aussi un monde que je n’aurais pas souhaité pour elle. La compagnie froide et impitoyable de la souffrance, l’univers silencieux et impersonnel des hommes en blanc, qui constatent mais ne comprennent pas, multiplient les examens mais ne répondent pas.

En Juin 2005, à cet âge où tout reste à accomplir et à espérer, Liza apprend sans ménagement qu’elle est atteinte d’une maladie rare, dite orpheline, une maladie auto-immune au nom aussi barbare qu’imprononçable, une maladie dont on ne guérit jamais : la polydermatomyosite. Pas vraiment une maladie génétique, mais un dérèglement du système immunitaire se traduisant par une myopathie inflammatoire. D’où une source de maux divers et lancinants, avec fatigabilité d’installation rapide, douleurs et faiblesses musculaires, le plus souvent accompagnées d’une atteinte de la peau.

Comme une enfant à qui l’on a joué une mauvaise farce, Liza – elle, la sportive accomplie, dont le corps n’a jamais rien su lui refuser – réalise petit à petit et au gré des nombreux examens qu’elle subit, que cette gêne et ces myalgies indésirables peuvent soit demeurer à l’état stationnaire, soit évoluer vers une paralysie complète. Pathologie non comprise ou non maîtrisée par le corps médical, il en résulte un fait aussi désolant qu’accablant: le silence total règne autour du patient.

Ce mutisme aussi lourd qu’insupportable, Liza va le porter comme un défi, comme une aventure de plus à ajouter à son existence. Combien de fois ne dira-t-elle pas : « J’aurai la force ! Celle que je puise dans ma faiblesse ». Combien de fois lancera-t-elle à ceux qui la plaignent et se désolent pour elle : « Je serre les dents face à l’adversité. Il n’est pas encore temps pour moi de déposer les armes. »

Car Liza LO BARTOLO BARDIN ne fait pas non plus partie de ces femmes qui s’apitoient sur leur sort, et cet ouvrage en est la preuve. La faiblesse et la souffrance ont fait de Liza une femme nouvelle, un être d’exception qui n’a qu’une envie, celle de se battre, pour elle et pour ceux qui perdent espoir. Tout au long de son livre, ou plus exactement de ce journal de bord, elle a réuni nombre de témoignages d’autres victimes de cette maladie insidieuse, a cherché informations, conseils, appuis précieux.

« DITES-MOI QUE JE REVE ! » n’est pas seulement un ouvrage littéraire où l’humour a la part belle, c’est aussi et avant tout un merveilleux message d’espérance délivré par une pionnière, une passionnée de la vie qui ne souhaite qu’une chose : redonner à toutes ces victimes la force de « rester debout ».

N’y a-t-il pas plus belle déclaration que celle-ci ? « Plus mes muscles faibliront et plus mon esprit sera fort. »

Au nom de cette phrase, et surtout au nom de notre amitié, je vous souhaite, chère Liza, la guérison tant attendue. Votre âme mérite ce miracle.
Ai-je besoin d’ajouter que je suis fière d’être votre amie.

Ambre SAINT-PIERRE.

Auteur : Liza Lo Bartolo Bardin

Mon avis :
Je vous laisse découvrir ce livre… une belle leçon de vie… et le combat de Liza qui donne envie à tous de se battre. Merci encore Liza !

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Où on va, papa ? de Jean-Louis Fournier

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Suite à un post sur le blog de « Brize » (vefblog) j’ai eu envie de lire ce bouquin.

Voilà, je viens de le lire hier soir en une seule fois…

Je ne vais pas faire de commentaire trop personnel.

Mais j’ai vraiment apprécier ce livre qui me touche plus particulièrement. Je pense que l’on a pas du tout le même jugement qu’une personne « normale » quand on a un handicap.

Présentation de l’éditeur

« Cher Mathieu, cher Thomas,
Quand vous étiez petits, j’ai eu quelquefois la tentation, à Noël, de vous offrir un livre, un Tintin par exemple. On aurait pu en parler ensemble après. Je connais bien Tintin, je les ai lus tous plusieurs fois.

Je ne l’ai jamais fait. Ce n’était pas la peine, vous ne saviez pas lire. Vous ne saurez jamais lire. Jusqu’à la fin, vos cadeaux de Noël seront des cubes ou des petites voitures… « 

Jusqu’à ce jour, je n’ai jamais parlé de mes deux garçons. Pourquoi ? J’avais honte ? Peur qu on me plaigne ?

Tout cela un peu mélangé. Je crois, surtout, que c était pour échapper à la question terrible : « Qu’est-ce qu’ils font ? »

Aujourd’hui que le temps presse, que la fin du monde est proche et que je suis de plus en plus biodégradable, j’ai décidé de leur écrire un livre.

Pour qu’on ne les oublie pas, qu’il ne reste pas d’eux seulement une photo sur une carte d’invalidité. Peut-être pour dire mes remords. Je n’ai pas été un très bon père.

Souvent, je ne les supportais pas. Avec eux, il fallait une patience d’ ange, et je ne suis pas un ange.

Quand on parle des enfants handicapés, on prend un air de circonstance, comme quand on parle d’une catastrophe. Pour une fois, je voudrais essayer de parler d’eux avec le sourire. Ils m’ont fait rire avec leurs bêtises, et pas toujours involontairement.

Grâce à eux, j’ai eu des avantages sur les parents d’enfants normaux. Je n’ai pas eu de soucis avec leurs études ni leur orientation professionnelle. Nous n’avons pas eu à hésiter entre filière scientifique et filière littéraire. Pas eu à nous inquiéter de savoir ce qu’ils feraient plus tard, on a su rapidement ce que ce serait : rien.

Et surtout, pendant de nombreuses années, j’ai bénéficié d une vignette automobile gratuite. Grâce à eux, j’ai pu rouler dans des grosses voitures américaines.

Jean-Louis Fournier

Pour la première fois dans son oeuvre, Jean-Louis Fournier parle de ses garçons, pour ses garçons. Parce que le temps presse et qu il faut dire autrement. Dire autrement la question du handicap, sans l’air contrit ou la condescendance.

Comme il l’a fait en 1999 en évoquant son père, Jean-Louis Fournier conserve, pour ce nouveau roman, l’équilibre maîtrisé entre le drôle et la désespérance.

Biographie de l’auteur

Jean-Louis Fournier est l’auteur de nombreux succès depuis 1992 (Grammaire française et impertinente), Il a jamais tué personne mon papa (1999), Les mots des riches, les mots des pauvres (2004), Mon dernier cheveu noir (2006). Autant de livres où il a pu s’entraîner à exercer son humour noir et tendre. Où on va, papa est peut-être son livre le plus désespérément drôle.

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Ma poly-dermatomyosite, je préfère en rire

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Un livre que je conseille…

« Ou comment ce qui me tue, me rend plus forte »

1er Volet – 1er juin 2005 – 30 juin 2006.

Qu’est-ce qui peut donner un sens à notre existence, lorsque celle-ci se fait si lourde qu’on en perd le goût de vivre ? Se pencher sur la souffrance des autres ? Et compatir ? Agir pour grandir dans l’adversité ? Se réjouir des tous petits bonheurs quotidiens ? S’amuser des maux pour mieux les apprivoiser avec les mots ? Et rire ? Peut-être un peu de tout cela à la fois. Rire surtout de tout en lâchant prise et en déballant le poids des non-dits.

Ce grand déballage, il m’a fallu le faire d’abord sur mon blog : c’était presque une question de survie. La panique était telle qu’il me fallait trouver un support quotidien de communication.

Communication et partage sont devenus mes deux compagnons d’écriture, alors assurément ils m’aident à traverser un désert d’incompréhension, de doutes, d’angoisses, de maux indicibles, avec la légèreté de la dérision et de l’humour parce qu’il vaut mieux en rire qu’en pleurer. C’est tellement meilleur pour le moral !

« J’ai décidé d’être heureux, parce que cela est bon pour ma santé » Voltaire.

A la fin de ce livre, j’ai inséré les témoignages de plusieurs de mes « compa-gnons d’infortune » parce qu’ils m’ont encouragée et soutenue, et que les informations qu’ils m’ont apportées seront forcément utiles à d’autres.

Liza Lo Bartolo Bardin